Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 19:02

   Des dizaines de milliers de jeunes ont répondu pendant la campagne présents à notre appel, remplis de volonté, remplis d’envies, remplis d’idées, remplis d’espoir. Ils ont voulu porter le message, le discours qu’ils voulaient que la France tienne à ses propres citoyens ainsi qu’aux yeux du monde : tous ensembles, maintenant, répondons aux défis qui nous accablent non par la haine ou l’injure mais par l’espoir, par un souffle nouveau, une nouvelle dynamique pour notre pays, pour l’Europe, pour le monde.

   Ces dizaines de milliers de jeunes ont alors marqués leur attachement pour la France, pour la République. Ils ont exprimé leur envie de changer et leur appel ne sera pas vain il ne tombera pas dans les limbes, il sera au contraire entendu, écouté, relayé. Nous répondons, nous, jeunes socialistes, présents à cet appel, nous devons organiser le changement pour les jeunes être une force de proposition importante pour la gauche, une force non d’appoint mais de pointe.

   Jamais le désir de changer de monde ne s’est autant fait sentir, et les jeunes qui ont participé à cette campagne comme volontaires du changement doivent dès à présent venir à nos côtés pour combattre la droitisation rampante de notre société et la fascination croissante de nos sœurs et de nos frères. Nous ne nous résignerons pas devant ces idées dangereuses pour la République, dangereuses pour la paix, pour l’Homme et pour la France. Que les jeunes qui ont porté nos valeurs et nos propositions telle l’attestation de contrôle d’identité qui nous permettra de vivre dans une véritable république faite d’égaux, de semblables, de sœurs et de frères, l’encadrement des loyers qui ne nous forcera plus à devoir choisir entre le logement, la santé et de quoi nous nourrir, ou encore l’allocation autonomie jeunesse qui permettra à chacun de pouvoir étudier dans des conditions similaires sans être obligés de travailler dans un même temps. A l’heure ou ces lois vont devenir réalité nous devrons en proposer d’autres, inventer de nouveaux droits pour une société toujours plus juste, toujours plus ouverte, toujours plus progressiste.   

   Nous invitons dès à présent les jeunes qui ont porté notre message aux yeux de la France et de l’Europe de nous rejoindre, pour bâtir un monde meilleur, un monde égalitaire, un monde en harmonie avec lui-même, un monde où ne nous battrions plus les uns contre les autres, un monde où aucun d’entre nous ne serait mis de côté ou abandonné lâchement, honteusement. Dès demain, nous seront confrontés aux difficultés, aux obstacles mais la jeunesse de France saura y faire face. Dès demain bâtissons notre monde, bâtissons la République idéale, bâtissons notre utopie.   

Par mjsaisne
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Mercredi 4 avril 2012 3 04 /04 /Avr /2012 20:26

   Alors là notre hyper-super-méga-génial président (désolé je n’ai plus assez de superlatifs pour désigner la magnificience et la grandeur de notre président) nous en avait fait des bonnes blagues, des insultes, des injures, des provocations, des plaisanteries douteuses, il en avait balancé des idées, prêtant à rire ou pathétiques le plus souvent, il nous en avait inventé de bien bonnes mais alors là lorsque j’ai entendu cette énormité j’ai avalé mon café de travers une fois de plus ça en devient une habitude à force.

   Il a dit d’aplomb : « la baisse tendancielle de la hausse du taux de chômage ».

   De petites explications s’imposent la baisse tendancielle :il s’agit d’un baisse observée mais qui devient une tendance c'est-à-dire suivie dans le temps. Déjà sur ce point il a tort ou du moins il triche car s’il y a baisse elle n’est pas tendancielle et elle est truquée.Comment trouevr une tendance sur un trimestre Nous n’oublions pas les petits appels passés par le ministre du chômage Xavier Bertrand aux patrons des entreprises de France les priant de déplacer leurs plans de licenciements après les présidentielles (il ne faudrait pas que ça fasse mauvaise image et que le président soit une fois de plus obligé d’envoyer les CRS charger les ouvriers manifestant pacifiquement devant le QG de campagne de l’UMP). Et nous n’oublions pas non plus le budget des emplois aidés qui vient d’être dépensé en intégralité juste avant les présidentielles (comme ça il y a baisse du chômage et comme il compte être réelu c’est pas grave il mettra ça sur le dos des socialistes ou des chômeurs victimes de ces plans criminels ce qui lui permettra de justifier son référundum injustifiable et populiste comme il sait si bien le faire et si il perds il poussera la faute sur le nouveau président qui aura eut l’arrogance de prendre SA place).

   Maintenant les deux concepts assemblés ensembles ne veulent pas dire ce à quoi nous nous attendons. Une baisse de la hausse ça ne veut pas dire une baisse du taux de chômage mais une accélération moindre. Donc le chômage a encore augmenté et nous perdons encore des emplois…

   : taux de chômage :rappelons que le gouvernement Sarkozy a tout fait pour ne pas créer de nouveaux emplois comme en les supprimant lui-même 120 000 postes dans la Fonction Publique ou en défiscalisant les heures supp ce qui détruit bien évidement des emplois. S’il y a une amélioration concernant l’emploi ce n’est sûrement pas dû à l’incapacité de nos gouvernants.

   Encore une fois, Sarkozy a essayé de montré qu’il connaissait des choses mais en vain car il faudrait déjà qu’il sache quelque chose (il a sûrement apprit ce mot dix minutes avant le tournage par son conseiller de communication comme il le fait souvent quand il parle de choses qui le dépassent). Il tente de nous faire croire que sous son mandat il a été efficace en matière d’emploi alors que ses réformes ont aggravées la situation poussant notre taux de chômage au plus fort taux de l’istoire de France. Il sera vraiment difficile d’égaler notre président… en mensonges. Il nous prend donc encore une fois pour des ignorants et il se fou une fois de plus de nous. On continue ou on change ?      

 

Par mjsaisne
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Dimanche 1 avril 2012 7 01 /04 /Avr /2012 17:50

   Les jeunes socialistes de Picardie s’étaient tous réunis à l’occasion d’un tour de Picardie du Changement, camionnette blanche rutilante, pimpante intégralement recouverte d’affiches de François Hollande et des jeunes socialistes, sono à fond, moral au top, plus rien ne pouvait nous arrêter.  

   Nous nous arrêtons donc à Saint-Quentin, ville symbolique parmi toutes car ville dont le maire n’est pas moins le ministre du chômage Xavier Bertrand.

   Microphones en activité, nous distribuons des tracts bien accueillis par l’ensemble de la population saint-quentinoise. Jean Jacques Thomas, premier secrétaire fédéral du parti socialiste, ainsi que Anne Ferreira, candidate aux législatives sur la circonscription de Saint-Quentin et députée européenne furent à nos côtés preuve de leur soutien à notre action.

   Tout à coup, nous vîmes des personnages tout droits sortis d’une pièce d’Alfred Jarry. La police municipale décida de nous empêcher de faire notre action pourtant légale, pourtant citoyenne, pourtant légitime et argua que nous ne pouvons distribuer de tracts « politiques », selon leur propres dires, sur la place du centre ville, ainsi, nous informons à tous les démocrates axonais qu’il est interdit de faire de la simple distribution de tracts dans une place banale comme toutes les autres mais dans une ville pas comme les autres, nous devons sûrement avoir incommodé quelque peu le ministre du Travail qui décida de venir lui-même, en personne… pour faire les boutiques non loin de nous. La police municipale revient et finit par nous dire que les tractages sont interdits les jours de marchés sur une autre place… 

   Puis, non contents, quelques minutes plus tard, on nous envoya les archers, et nous eûmes droit à la police municipale, à la police nationale et aux renseignements généraux tous phares dehors au milieu de la place publique. Encerclés par tant de moyens nous qui sommes 15 devons nous résoudre à nous replier.

   La démocratie semble gêner certains dans les hautes sphères du pouvoir, la force des mots, la force de la vérité semblent gênants à entendre. Il est temps que cela change et vite. La droite est-elle si parfaite qu’elle ne souffre aucune critique, aucune opposition ?

 

 

Par mjsaisne
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Mercredi 28 mars 2012 3 28 /03 /Mars /2012 20:02

   Hier, lundi 26 mars, le gouverneur de la Banque Fédérale américaine Ben Bernanke annonce son scepticisme quant à l’embellie sur le marché du travail américain. Vous le savez sûrement, l’emploi est l’un de mes thèmes de discussion favori, en même temps il est celui de nombre d’entre nous que ce soit pour la pratique, pour nos décisions d’avenir ou pour l’avenir de notre société plus globalement. Il est aussi un sujet de politique qui est lui bien clivant, c’est à dire qu’il génère deux pôles opposés. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il y a d’un côté les gentils et de l’autre les méchants, mais bon il y a d’un côté ceux qui cherchent à en profiter plus et ceux qui veulent trouver une solution.

  Cherchons d’abord à définir le chômage. Il y en a de deux sortes : un qui est structurel c'est-à-dire que le chômage y est plus de longue durée et il y a le chômage conjoncturel c’est à dire qu’il est lui de courte durée en général, il est aussi dit frictionnel car il est également possible dans une société de plein emploi. Le plein emploi est quant à lui l’un des objectifs fondamentaux de la politique économique, c'est-à-dire qu’avec la croissance et l’équilibre de la balance commerciale il est le but majeur de toute politique économique, enfin normalement…

   Depuis les année 1970, avec le crise du consensus keynésien et l’apparition d’un autre consensus qui est lui dit de Washington, nous passions de politique redistributives généreuses à des politiques de rigueur qui enfermèrent les peuples dans un carcan de fer, et je n’utilise pas ce mot par hasard car c’est avec le duo de choc Thatcher-Reagan que les libéraux prirent le pouvoir en Europe. Ce renouveau a été permis avec le travail actif de la confrérie du mont Pèlerin composée d’économistes renomés mettant en avant leur prestige scientifique au service d’une cause non en tant que valeureux défenseurs mais en tant qu’affidés comme Milton Friedman ou Hayek dans cette cause injuste. Ceux-ci prônaient le jeûne pour les cigales impénitentes, c'est-à-dire les travailleurs qui crurent pouvoir bénéficier des fruits de leur travail, les fous. Les dépenses des Etats-Providence mis en place pendant les Trente Glorieuses par des gouvernements favorables aux politiques keynésiennes furent réduites de manière drastique comme en Angleterre ou le Premier Ministre de l’époque Margaret Thatcher n’hésita pas à fermer des mines de charbon qui n’étaient pas rentables selon les critères capitalistes quitte à mettre des milliers de familles à la rue, malgré leur travail, malgré leur courage, malgré leurs pleurs. Ces politiques ne prônent guère que de la sueur du sang et des larmes mais sans rien donner en retour, ou du moins pour certains. En effet jamais depuis 1929, date du krach boursier de Wall Street, les profits des entreprises ne furent plus élevés et jamais la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises ne fut plus basse. Jamais les rémunérations des grands patrons ne furent plus élevées et jamais les rémunérations des salariés peu qualifiés ne furent si basses. Jamais le chômage ne plus aussi fort et jamais les revenus des actionnaires ne fut aussi élevé… Ceci est la conséquence directe de l’arrivée aux pouvoirs des libéraux. Ils pensent que la crise des débouchés en vertu de la loi de Say (« toute offre crée sa propre demande »). La production génère des revenus qui sont ensuite dépensés dans l’économie ce qui crée des débouchés. Mais ils prônent aussi en même temps une baisse des salaires dans les entreprises afin d’améliorer leur compétitivité-prix. La démarche libérale revient donc à la quadrature du cercle ! Comment se fournir des débouchés et les amoindrir dans le même temps ? En réalité cette politique arrange certains individus, une petite minorité de grands patrons fortunés aux manettes des plus grandes entreprises des pays qui eux voient leur revenus augmenter de manière quasi-exponentielle, c’est le fameux travailler plus pour gagner plus. En plus d’être extrémement injuste cette vision parcellaire du monde (certains méritent et d’autres moins en raison du niveau de diplômes cf mon article sur l’emploi) cette politique est inefficace car les études économètriques montrent bien qu’il n’y a aucun relation aucune entre baisse des salaires et hausse du taux d’emploi et au contraire !!! Il est logique que les salariés gagnant moins et étant incertains concernant leur avenir amoindrissent leur consommation réduisant encore les débouchés ce qui mène à une nouvelle baisse des salaires etc…

   Loin de redresser la barre, les politiques, économiques libérales firent baisser encore plus le taux d’emplois depuis les années 1970. Leur remèdes s’avérèrent pires que les maux, le médecin achevant le malade par un saignée. A titre d’exemple les solutions miracle proposées par notre super président aujourd’hui : alors qu’il faut créer quantitativement des emplois il propose des formations, donc il pense qu’en changeant la qualification de la main d’œuvre il y aura de meilleurs résultats. Déjà il se trompe sur cette mesure qui ne servira à rien car elle doit être réservée à certains emplois seulement et en plus elle stigmatise une partie de la population victime plus que profiteuse de la crise. Tout le monde ne peut pas devenir chef de chantier comme le montre télé-pravda, ou dans ce cas les chefs de chantiers actuels sont vraiment de mauvais chefs de chantiers car il en faudrait d’un seul coup 6 millions ! Nous savons aussi que tous les libéraux pensent le travail comme un poids, comme une variable d’ajustement dans leurs comptes. Leurs systèmes est devenu fou, ils en ont eux-mêmes perdu le contrôle et en plus ils en imputent la faute à des personnes trop faibles pour se défendre. Ce n’est pas de la fierté qu’ils devraient avoir devant leur immense fortune mais de la honte avec les milliers de pauvres malheureux qu’ils laissent dans la misère et dont ils prônent même cette misère qui serait justifiée. La misère serait la juste rétribution des tire aux flancs ou de la médiocrité de ces gens. Nous voyons bien qu’ils n’ont jamais connut l’indigence pour parler ainsi, on voit bien qu’ils n’ont jamais travaillé de leur vie pour parler ainsi du travail comme d’une simple variable d’ajustement du capital ! Sommes nous, nous les êtres humains des variables négligeables au point d’être licenciés ?

   L’annonce de Ben Bernanke semble elle normale dans un tel contexte. Même les libéraux, les américains ont perdu l’espoir dans leur propre système ! Leur ambition, leur retraite devrions nous dire illustre la fuite en avant du capitalisme libéral et sa chute prochaine…

   Devons nous les jeunes, baisser les bras pour autant ?

   Je ne pense pas et je suis convaincu que nous devons nous relever, et que nous devons partir à la conquête de nouveaux droits, de nouveaux horizons, de nouvelles espérances. Nous devrons trouver une véritable solution durable à ce chômage endémique qui risque de fracturer nos sociétés à terme. Les solutions sont relativement simples. La crise des années 1970, et l’incapacité des politiques économiques de répondre à celle-ci sont des deux ressorts : la première est que les économies d’alors étaient plus ouvertes que par le passé et la concurrence étrangère jouait contre les pays qui utilisèrent la relance (la relance peut voir des effets nuls avec la hausse de la consommation dans des produits importés ce qui déséquilibre encore plus la balance et endette lourdement les Etats) et le second évènement est une conjoncture d’éléments très défavorables. Nous étions alors en fin d’équipement des ménages ce qui avait fait jusque là tourner l’économie, puis il y a eut le choc d’ordre négatif de l’offre des entreprises avec les deux chocs pétroliers successifs de 1973 et 1979 et enfin la déstabilisation du commerce international avec le passage dans le système des changes flottants dans le système monétaire international. Aujourd’hui, les chocs d’ordre négatifs et le SMI de l’époque subsiste mais les changes sont aujourd’hui contrôlés par les banques centrales afin qu’elle ne flottent pas trop puis les chocs d’ordre négatifs sont dus à une baisse de la demande intérieure ce qui à l’échelle internationale nous donne grand chômage keynésien. Le chômage keynésien ne demande pas de réponse libéral au contraire, pour Edmond Malinvaud, il faudrait au contraire répondre à cette crise par une hausse des dépenses publiques, les libéraux montrent ici clairement leur ignorance complète du multiplicateur qui a même été établi par le FMI ! De même si une hausse de dépenses entraîne une hausse plus importante des revenus (avec la formule un peu barbare  Δy/kΔ i) une baisse des dépenses entraîne une baisse du PIB même si les comptes de l’Etat se retrouvent dans une situation assainie. La relance keynésienne est donc possible de nos jours mais cette fois-ci elle doit l’être à une échelle supranationale pour éviter les mêmes fuites dans le système que lors des années 1970. La reprise de la demande permettrait une relance de la production (car nos unités de production ont aujourd’hui une offre peu élastique face à la demande) et donc de l’emploi puis de la croissance ce qui créerait de nouveaux emplois… Nous aurions alors une hystérisis (terme de physique à l’origine, elle désigne un processus qui auto-engendré) de la croissance et non plus une hystérisis récessionniste. Nous devons briser le cercle vicieux dans lequel nous entraîne la droite.

   Messieurs les libéraux, messieurs de droite vous êtes priés de vider les lieux, vous avez montré aux yeux de tous votre incapacité, il est temps maintenant de laisser la place à d’autres économistes et gestionnaires plus intelligents et habiles que vous.                             

 

Par mjsaisne
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Vendredi 23 mars 2012 5 23 /03 /Mars /2012 18:21

 

                                                                         L’emploi

 

Le marasme Sarkozy

   Nous nous souvenons tous des faramineuses promesses de Nicolas Sarkozy en 2007. Le candidat sortant avait en effet, disait t’il trouvé la solution au chômage structurel auquel fait face la France depuis les années 1970 alors que jusqu’ici presque aucun pays occidental n’a trouvé de telle solution. Il a promit l’impossible mais son passé va le rattraper. Il rend aujourd’hui le pays dans une situation pire que celui dans laquelle il l’a trouvée. Bien sûr, il y a eut la crise, la fatalité où plutôt la chance du candidat sortant pour occulter son incapacité à résorber le chômage. Nous allons donc traiter uniquement des cas où il a détruit des emplois par sa faute même.

   Dans les pays occidentaux, depuis les années 1970, c’est la crise, la crise du consensus keynésien, l’incapacité du paradigme libéral à redresser la barre. Il est logique, que pour les libéraux je le précise il faille baisser les salaires des travailleurs et augmenter celui des riches et des entreprises en augmentant leur marges que nous trouverons une solution à une crise provoquée par une faiblesse de la demande globale ! Les salariés ne sont pas assez payés pour vivre correctement alors il faudrait selon eux baisser leur salaires. Pire, les écrits des libéraux sont totalement coupés de toute réalité alors que ce sont eux-mêmes qui nous reprochent à nous libres penseurs, à nous socialistes, à nous critiques du capitalisme libéral d’être en dehors de la réalité alors que ce sont eux qui proposent de baisser les salaires des salariés jusqu’à un seuil intolérable pour ne serait-ce que la survie selon le raisonnement des marginalistes selon lequel les salariés sont payés en fonction de leur productivité marginale. Mais certains salaires avec ce raisonnement seraient trop faibles pour vivre décemment est-ce normal de tenir de tels propos dans notre société ? Ces gens tiennent ici des propos indignes de notre humanité et indigne de notre dignité. N’est-il pas dit que tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux ? N’est-il pas dit que nous avons tous les mêmes droits de citoyenneté ? Nous sommes indignés par la honte des propos de certains concernant les citoyens de la République qui sont moins aisés et qui seraient ainsi plus médiocres. De plus ces mesures criminelles et injustes se sont révélées jusque là complètement inefficaces. Les baisses de salaires ont eut des impacts très négatifs sur les économies et réduisant drastiquement la demande et réduisant d’autant les débouchés des entreprises. Nous devons reconnaître que les libéraux ont fait un travail sur la justice sociale mais il s’agit d’un travail de pervertissement des cette notion pourtant si essentielle à nos sociétés. A l’origine elle signifiait que chaque individu ne maîtrise pas tout les éléments de sa condition. Il s’agit donc pour la société d’y parer en compensant ces inégalités. Mais cette compensation pour les libéraux est selon les principes de John Rawls une simple aide, la charité donnée selon le bon plaisir des seigneurs les riches, ceux qui ont « réussis », ceux qui ont une rollex.

   En ce qui concerne la politique sarko-libérale en elle-même elle nous l’a montré, elle nous le montre bien elle nous le prouvera qu’elle est inutile et suicidaire pour une économie, pour un pays, pour les travailleurs comme pour des femmes et des hommes. La défiscalisation des heures supplémentaires par la candidat sortant en 2007 en est le parfait exemple. Comment pouvons nous croire ne serait-ce qu’une petite seconde que permettre aux entreprises (car le choix n’a pas été laissé aux travailleurs) de travailler plus pour soi-disant gagner plus. Mais cette mesure paraît illogique dans les termes avec la promesse phare des présidentielles de 2007 celle du plein emploi. Comment encourager d’un côté les entreprises à avoir recours à la flexibilité quantitative interne et prétendre créer en même temps des emplois ?  Cette mesure en encourageant les entreprises à ne pas emboucher a ainsi détruit 400 000 emplois si ce n’est plus et coûte 4 milliards par ans à l’Etat, pour un gouvernement qui prétend faire des économies qui plus est!!!

   Parlons du recours exacerbé à la flexibilité du travail, grande solution libérale au chômage de masse en Europe. Il suffirait ainsi de rendre les coûts de turn over (coût d’embauche et de licenciement) plus faibles pour permettre aux entreprises de faire face aux variations de la demande de manière efficiente pour faire ainsi face à la concurrence internationale. De plus le flexibilisation du travail permet des baisser le coût de production ce qui améliore la compétitivité prix des entreprises y ayant recours et permet de doper ainsi les exportations. Mais cette idée comporte un énorme risque que nous ne pouvons négliger : la précarisation de nos vies. En plus d’être moralement insupportable la flexibilité fait baisser notre pouvoir d’achat en baissant nos salaires ce qui fait à terme baisser la demande globale ce qui aggrave de plus la crise des débouchés dans laquelle nous nous trouvons actuellement et qui a provoqué la crise dans laquelle nous nous trouvons depuis les années 1970. Cette mesure est insupportable pour ceux qui la subissent, que les messieurs de droite qui n’ont pour la plupart jamais connut le travail salarié ou le travail tout court viennent dans n’importe quelle entreprise essayer leur préceptes, qu’ils viennent travailler dans des emplois qui paient à peine de quoi survivre, qui laissent des millions de nos frères sur le carreau, sur le bord de la route, sacrifiés par la société capitaliste, sacrifiés sur l’autel du dieu argent. Comment accepter la situation misérable de ces travailleurs ? Et certains élus de droite répondent implicitement du haut de leur morgue que cette situation est provoquée par la médiocrité supposée de leur qualification. En ce qui concerne la qualification je vous renvoie à un article précédent concernant la valeur travail publié sur notre blog même. Parce que le capital humain de cette main d’œuvre est considérée comme moins importante et selon une supposée loi des rendements de la productivité marginale  seraient décroissants alors il faudrait moins bien payer ces salariés ? Ainsi, avec un tel raisonnement, un mécanicien qui va tout les jours à son garage mettre ses mains dans l’huile de nos moteurs, dans un froid glaçant mérite moins que le trader dont l’activité principale est la spéculation sur l’économie et le travail réel ? Il est temps de remettre enfin en cause ce système fou, immoral et inhumain !!!

 

II-La relance Hollande

Pendant que Nicolas Sarkozy se prend les pieds dans le tapis avec ses mesures qui sensées sauver des emplois les détruits aidant toujours plus les grosses entreprises et les gros patrons François Hollande avance des propositions qui peuvent nous sauver, qui nous sauverons nous français, nous jeunes.

François Hollande propose 150 000 emplois d’avenir pour les jeunes qui pourront se faire une première expérience et qui pourront ainsi plus facilement obtenir un emploi suite à celui-ci. Cela permettra à de nombreux jeunes de vivre autre chose que la précarité et permettra aussi de désengorger le marché du travail. Cette main d’œuvre sera orientée vers les secteurs d’avenir telles que les technologies vertes.

François Hollande propose la suppression de la loi de défiscalisation des heures supplémentaires qui ont détruits tant d’emplois. Cette loi permettra de dégager une marge de manœuvre pour le gouverement de 4 milliards d’euros de plus et créera des emplois dont nous avons tant besoin.

Pour la droite il suffirait de remettre au travail les gens qui n’en ont pas. Qu’elle soit honnête en disant qu’elle clairement que pour elle, les chômeurs sont des fénéants, qu’elle ait pour une fois un peu de courage et qu’elle ne soit pas hypocrite en se cachant derrière des faux semblants. La proposition de faire travailler les chômeurs quelques heures par semaines pour le compte de l’Etat est révoltante. Où travailleraient-ils ? Pour l’Etat, pour des entreprises ? Dans ce cas là elles seraient bienheureuses car elle aurait ainsi de la main d’œuvre quasiment gratuite aux dépends des citoyens, au dépends des travailleurs. Cette proposition marque en plus du mépris immanent de la droite vis-à-vis de la main d’œuvre une ignorance des lois de l’économie. Pour la droite, le chômage est uniquement sectoriel et il suffirait de déplacer les cigales vers les secteurs dynamiques de l’économie à une échelle globale. Nous le voyons bien dans les reportages que fait la chaîne TF1 ou la Pravda devrions nous dire à ce propos. Des jeunes (car ce sont bien sûr les jeunes qui sont responsables de leur situation) se retrouvent de nouveau sur les bancs de l’école pour devenir chefs de chantier. Une économie tourne t’elle uniquement avec des chefs de chantiers ? Parfait alors nous pouvons suggérer à la droite d’ouvrir des centres de formations de btp dans toute la France alors. Sérieusement, cette analyse est totalement fausse. Certes il existe un chômage dû à un certain désajustement qualitatif de la main d’œuvre mais cela ne vaut que pour une toute petite frange de l’économie. La grande majorité du chômage aujourd’hui est à rechercher dans la faiblesse de la demande intérieure des économies européennes. La droite n’a pas encore comprit qu’en pénalisant notre pouvoir d’achat, elle pénalise la demande et donc les débouchés des entreprises et donc la croissance ? Il faut déjà stopper immédiatement ces bêtises qui nous coûtent cher et qui nous détruisent. Pouis nous devons changer notre modèle productif bien malmené par la droite qui nous le rappelons au pouvoir depuis 10 ans.

Pour François Hollande le redressement de notre pays passera bien évidement par notre économie et par une valeur centrale qui doit être remise au centre de tout : la justice. La redistribution envers les catégories blâmées par la crise sera amplifiée, pour nous les chômeurs ne sont pas une population de cigales, ils ne sont pas des séries de chiffres dans un compte, ils ne sont pas des mauvais citoyens. Pour nous les chômeurs sont avant tout des victimes de la crise, des victimes du capitalisme, ils sont avant tout nos voisins, nos cousines, nos cousins, nos tantes, nos oncles, nos mères nos pères, nos sœurs nos frères. Nous devons absolument remettre la valeur de justice au centre de la valeur travail que la droite semble vouloir s’accaparer. Pour nous il n’y a pas d’un côté les bons citoyens travailleurs et intégrés et de l’autre les mauvais citoyens mal intégrés sur le marché du travail, victimes de la précarité. Pour nous socialistes, pour nous jeunes il n’existe que des femmes et des hommes qui tentent de faire avancer notre pays dans le même sens, dans le bon sens.

Enfin, nous savons que l’économie est aujourd’hui sclérosée, parasitée devrions nous dire par une autre sphère qui s’appelle la finance. Nous ne pouvons expliquer qu’un trader, qui passe sa journée à spéculer sur la richesse réellement produite puisse gagner 20, 30, 40 fois plus qu’un scientifique qui imagine notre avenir et prépare notre futur, qu’un professeur qui prépare la génération qui vient aux défis qui l’attendent ou qu’un ouvrier qui peine chaque jour. Nous ne comprenons pas pourquoi les erreurs de certains agents doivent être rattrapées et payées par d’autres qui vivent de manière sereine. Nous ne comprenons pas pourquoi le candidat sortant n’a lui rien fait contre ce monde néfaste à notre société malgré les discours de façades, des mots toujours des mots alors que nous français nous attendons des actes, des actes, des actes et non de pérorer. La finance malhonnête a par effet de contagion sclérosée notre économie, nos entreprises maintenant aux mains des actionnaires qui ne font qu’apporter un peu de capitaux en échange d’une ponction toujours plus importante sur la production. Les grosses entreprises devenues folles ne pensent plus qu’au profit et pour cela mettent des salariés compétents et productifs à la porte n’hésitant pas à aller exploiter d’autres travailleurs de manière honteuse dans d’autres pays. Afin de décourager ces délocalisations, François Hollande n’a pas attendu l’élection présidentielle et a proposer avec le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale la nationalisation des moyens de production d’une entreprise qui décide de partir sous de soi disant meilleurs auspices. Il propose aussi une taxe sur les frontières européennes pour les pays qui ne respectent pas certaines normes sociales et environnementales. Enfin contre la finance dont les chocs se répercutent jusque dans nos régions, il faut instaurer une taxe Tobin qui existe déjà dans les textes car votée en 2001 sous le gouvernement socialistes de Lionel Jospin. Elle doit être, et c’est ce qui nous sépare de Nicolas Sarkozy votée pour l’Europe entière et complétée par une liste de certains produits financiers toxiques qui n’existaient pas à l’époque. Ainsi les contagions de l’agiotage ne pourraient plus être subies par nous les travailleurs.

 

  Ce sont pour ces raisons que les jeunes socialistes de l'Aisne et de Picardie donnent rendez vous aux citoyens le samedi 24 mars 2012 place de l'Hôtel de ville de Saint-Quentin afin de protester contre cet état de faits inacceptable et pour montrer que à gauche nous avons de solutions sur le sujet.  

 

Par mjsaisne
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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 19:28

 

La droite et l’effort

 

 

   Nous aimerions, faire une remarque de fond concernant l'idéologie dépassée du mérite, de l’effort et de l’égalité de la droite française.

   Depuis de très nombreuses années, si ce n’est depuis toujours, la droite justifie sa politique antisociale par le fait que certains individus méritent plus que d’autres, et que de là certains doivent avoir plus que d’autres.

   Nous souhaitons auparavant faire juste une petite objection préalable à ces allégations. Sachez chers citoyennes, chères citoyens, chères sœurs, chers frères que la droite se base ici sur une position qui n’est en réalité pas la sienne : l’idéal méritocratique basé sur l’égalité des chances. L’inégalité serait justifiée par une soi-disante égalité des chances. Le premier pour pouvoir être considéré comme valable du point de vue paradigmatique nécessite le second. C'est-à-dire que pour que nous puissions dire qu’il existe des individus plus méritants il faudrait qu’il y ait auparavant des individus égaux dans leurs chances, dans leur droits et dans leurs devoirs. Donc pour la droite les citoyens de France ont tous la même chance d’atteindre les mêmes fonctions qu’elles que soient leur origines (et n’allez pas me dire que cette définition est personnelle voire partisane parce qu’elle est d’Alexis de Tocqueville lui-même). Allez dire ça à nous jeunes élèves de France à qui on retire chaque jours 32 professeurs présents afin de défendre le rêve républicain, le rêve d’Egalité, le rêve de Justice. Donc déjà vous ne pouvez prétendre avoir atteint un système méritocratique, ne pouvant atteindre l’égalité des chances.  

   De plus, cet idéal de l’égalité des chances semble lui aussi erroné car dans le contexte de l’époque, Alexis de Tocqueville pensait que par l’instruction publique, les inégalités économiques pouvaient être secondarisées par rapport aux égalités politiques. Nous savons aujourd’hui, que les inégalités économiques ne peuvent être secondarisées car l’égalité réelle appelle aussi la justice dans le secteur économique, pour plus de précisions sur cet argument je vous renvoi à l’ouvrage de Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France. L’égalité n’est donc aujourd’hui que relative et vous vous trouvez dans l’erreur.    

   L'idéologie de droite bat de l’aile déjà sur ce point car elle est impossible à réaliser. Mais, cette idée comporte aussi un côté néfaste à tout esprit d’égalité, à tout esprit républicain. Puis, pour vous il s’agit d’abandonner les autres ceux qui n’ont pas « réussi » leur vie, ceux qui n’ont pas put s’acheter une montre rollex. Je peux vous dire que n’en ayant jamais possédé je ne me sens pas un raté pour autant. Pendant que les riches entrepreneurs s'auto-congratulent, nous jeunes, nous français cherchons des solutions aux impasses auxquelles vous nous menez. La société n’est pas faite que d’individus, elle est aussi faite de semblables. Qu'ils sachent une bonne fois pour toute que leur richesse est permise par le labeur, par la sueur, par le travail des salariés qui méritent tout autant. Chaque individu possède sa place dans la société grâce à la division du travail et chacun est donc tout autant important au vivre ensemble. Cette analyse n’est pas de moi encore une fois, c’est celle d’Emile Durkheim. Votre société, au contraire avec un individualisme, je dirais plutôt un égoïsme exacerbé, qui, nous mène au conflit sans fin de classes, de communautés, un conflit de citoyens, un conflit de frères et de soeurs, qui nous mène à une société du chacun pour soi, de tous contre chacun, de la guerre de chacun contre tous. Votre croyance d’un hypothétique mérite est donc ici encore erronné. Donc, l’effort pour la droite, c’est justifier les inégalités atrophiées de nos sociétés par un principe inepte et faux. L’incompétence, l’ignorance, la bêtise de votre gouvernement, l’avidité, la rapacité la domination de certains se justifient de cette. Vous n’êtes alors plus dans l’erreur mais dans la faute.  

   La justice redistributive pour vous, c’est enfin la fin du modèle social français avec un modèle où les plus favorisés sont considérés comme les meilleurs et les moins aisés comme des perdants. Cette conception est indigne de notre république, indigne notre humanité. Vous remettez en cause l’égalité intrinsèque à tout être humain. Tandis que vous mettez en avant certaines « réussites », le mythe du self made man qui a bâti sa fortune seul, seul au monde, vous perdez de vue les citoyens, vous vous aveuglez et vous oubliez l’autre partie de l’humanité que vous plongez dans les ténèbres de l’exploitation et de la domination. Je vais vous rappelez les enseignements d’un illustre homme politique, et mathématicien français de la Révolution qui vient de notre département : Condorcet, qui dans son Mémoire sur l’instruction publique écrivait à juste titre que l’école et par-dessus la société devait rechercher les talents absolus de chacun, des talents qui une fois cultivés permettent aux individus et à la société d’être au meilleur de son potentiel, et non dans des classements établis à l’issue d’une compétition où les concurrents ne partent pas avec les mêmes handicaps. Dans la course que vous concevez, monsieur Sarkozy, messieurs de droite, il y a des concurrents avec des jambes en bois et d’autres qui partent avec 100 mètres d’avance. Ceci, n’est pas notre conception de l’égalité, ceci n’est pas notre conception de la justice, ceci n’est pas notre conception de la République.         

   Est-ce de cette justice que vous souhaitez ?

   Nous allons conclure sur les mots de Georges Orwell qui, à la fin de son œuvre La ferme des animaux écrit « Tous sont égaux mes certains sont plus égaux que d’autres ». Nous laissons à présent les membres du parti soi disant populaire de l’ump nous vous laissons méditer sur ces sages paroles qui illustrent la réalité de la libérale.   

 

 

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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 18:59

 

   En ce moment même en Grèce, en Europe même, sur notre continent, près de chez nous, nos sœurs, nos frères sont aux prises avec un ennemi invisible mais pourtant bien présent : le libéralisme.

   Il y a quelques mois déjà, ce pays se voyait imposé de l’extérieur, par l’Union Européenne, par un triplet d’institutions internationales gangrénées par l’ultralibéralisme, la Commission européenne, la Banque Centrale européenne et le FMI un régime de minceur disait-on afin de rendre les finances grecques plus « viables ». Ainsi, le gouvernement grec de Georges Papandréou élu de manière démocratique, par les urnes, dût se plier à ces exigences venues d’instances illégitimes car non élues et qui plus est, dominées par le dogme ou devrait-je dire l’hérésie libérale en imposant au peuple grec une politique de rigueur en pleine crise tournant à la récession. Diminuer les dépenses de l’Etat dans une conjoncture de stagnation va déprimer encore plus l’économie par la contraction de la demande efficiente. Or si la demande est contractée il y a alors, comme chacun le sait, crise des débouchés contrairement à ce qu’avance la loi libérale de Say. C’est au contraire le niveau de la demande qui fixe le niveau de la production. En touchant la demande, les libéraux touchent donc nos emplois ! Leur libéralisme n’est donc pas praticable. 

   Nous nous permettons une petite remarque au milieu de cette argumentation. Comment les libéraux justifient-ils les bénéfices records d’entreprises comme Total, ou des profits records et des dividendes pléthoriques distribuées aux actionnaires sans que ceux-ci paient plus d’impôt alors qu’ils ont provoqué par leur spéculation la crise alors que nous devons nous pauvre hères dans ce capitalisme carnassier faire des efforts. Quel peut être le but des apparatchiks libéraux de connivence avec les grands de ce monde si ce n’est se faire toujours plus sur notre dos ? 

   Ces politiques suicidaires mènent à la raison du moindre Etat et par voie de fait à la dégradation puis la destruction de l’Etat Providence et finalement conduit à la négation de la démocratie. Certes, la politique n’entre pas dans vos lignes de compte surtout si elle est accessible au peuple de travailleurs qui risquent de voter pour des défenseurs de l’idée non moins dangereuse de la communauté des égaux. Il est vrai, que les démocrates ont la dangereuse ambition de poser des limites à l’exploitation qui vous imposez à vos salariés, qu’ils croient que les travailleurs ne sont pas taillables et corvéables à merci. L’Etat reste le seul rempart entre eux voulant à tout prix le retour de la loi d’airain et l’intérêt général. Le libéralisme, leur voie de développement est donc en plus d’être non praticable non souhaitable.

   Certains croient encore que le libéralisme est une voie qui fonctionne, une voie pérenne, il y en a certains qui ne comprennent pas la différence entre un monde qui courre à sa perte qu’elle soit environnementale, sociale ou démocratique, un monde a recours à la violence pour subsister et un monde respectueux de la justice, de l’égalité, un monde du progrès, un monde qui croit en l’égalité immanente de l’homme, un monde qui croit en l’homme.

   Que ceux qui n’ont pas comprit cette différence viennent en Grèce ! Qu’ils viennent à Athènes !

   Notre voie, celle de la démocratie, celle du socialisme n’est pas parfaite certes, mais au moins elle n’a pas besoin de la force des matraques pour faire forcer des citoyens libres de leur destin vers un « avenir » qu’ils ne souhaitent pas. Ce que sont en train de faire les libéraux c’est tout bonnement et simplement l’aveu de leur faiblesse, l’aveu de leur ignorance, l’aveu de la faillite de leur idéologie. La violence dont ils usent est le prélude visible aux yeux du monde entier de la fin du néolibéralisme. Comme autrefois tout homme libre et citoyen était fier de dire civis romanus sum puis plus tard ich bin ein berliner, aujourd’hui il est fier de dire je suis un citoyen Grec et c’est pour cela que nous sommes des citoyens Grecs.

   Frères et sœurs grecs, nous avons maintenant connaissance des méfaits du libéralisme sur la démocratie. Votre combat n’est pas vain il est aussi le nôtre. Tous ensembles, citoyens raisonnables, citoyens du monde, citoyens grecs, battons nous contre le libéralisme générateur de conflits, de haines entre les hommes, tous ensembles bâtissons un monde meilleur.

 

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage. »

 

Jean Jaurès

 

 

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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 22:55

De l’art d’être pétri de préjugés

 

   « Toutes les civilisations ne se valent pas ». Voici les termes employés par le ministre de l’intérieur Claude Guéant lors d’une assemblée à l’UNI samedi dernier. Simple dérapage me direz vous ?

   Ces termes malheureux ne sont qu’un des symptômes d’une droitisation rampante et xénophobe de l’UMP depuis quelques années. Nous nous souvenons tous des termes indignes de Brice Hortefeux à un congrès de l’UMP.

   J’aimerais monsieur Guéant que vous modériez vos paroles, que vous réfléchissiez avant de parler, que vous cessiez immédiatement de dire de tels mots indignes de notre République, de la France, de nos idéaux, de nos aspirations, de nos ambitions, de nos rêves.

   Par ces paroles vous marquez clairement non pas votre engagement républicain mais votre culpabilité, coupable du préjugé d’ethnocentrisme. J’aimerais vous rappeler une œuvre que beaucoup de lycéen, dont je fais partie, a étudié à l’école de la République : Race et histoire de Monsieur Claude Levi Strauss dont l’autorité est incontestable en ce qui concerne l’anthropologie et les sciences humaines.

   Sachez ; à la lumière de cette lecture enrichissante, toutes les cultures se valent. En effet, chaque culture, chaque être humain se croit supérieur à l’autre. Ainsi toutes se valent car toutes croient en leur propre supériorité. Ainsi en montrant clairement votre mépris honteux pour d’autres cultures ainsi que votre sentiment de supériorité font que vous avez un préjugé, le préjugé d’ethnocentrisme. 

   Sachez, monsieur Guéant, que nous n’avons pas à porter de jugement de valeur quel qu’il soit sur toutes cultures qu’elles qu’elle soit. Car en disant qu’une civilisation est inférieure parce qu’elle est différente vous faites directement preuve de racisme et de grossièreté. En disant que l’autre est inférieur enfin, vous le traitez en barbare, comme être sans culture. Vous montrez ainsi vos préjugés au grand jour, au nom de nous tous. Comme vous ne comprenez pas qu’il puisse exister une culture différente, vous déjugez toutes celles qui ne vous ressemblent pas, vous retirez l’humanité à l’autre car vous ne reconnaissez pas l’alter ego. En réalité en croyant qu’il existe un barbare, vous vous créez un barbare. Sachant qu’avec ce raisonnement vous êtes le barbare de l’autre.

   Nous ne sommes pas sans savoir que vous faites tout cela dans le seul et unique but gagner des voix xénophobes sur le fn mais gardez en tête que vos paroles engagent celles du peuple français que vous représentez. Ces propos sont indignes d’être prononcés, indignes d’être pensés.

   Nous avons toujours rêvé d’une France libérée de ses préjugés, libérée ainsi de ses fautes d’un passé que nous ne souhaitons à aucun prix la survenance, d’une France libre, d’une France tolérante, d’une France diverse et d’une République irréprochable !!!

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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 19:04

   La fédération axonnaise du MJS ainsi que la nouvelle équipe fédérale souhaite à tous une excellente année 2012.

   2012 sera une année décisive pour chacun d’entre nous. Nous devrons agir pour le changement, faire le changement. Après 10 ans de droite au pouvoir, nous, notre génération qui n’a connu que son incurie, avons maintenant l’opportunité, la chance de voter pour un président de gauche, de connaître cet instant de joie qu’ont connus nos aînés un certain soir du 10 mai 1981, de connaître l’espoir en l’avenir et non plus la peur ou l’angoisse comme aujourd’hui. Face à ce pouvoir incapable et méprisant nous pourrons faire entendre notre voix, notre protestation, notre contestation, notre révolte face à un pouvoir qui chaque jour se moque de nous.

   Cette année, la jeunesse française aura l’occasion de montrer son attachement aux valeurs de la gauche que sont la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, le courage, la justice mais aussi l’audace, l’audace d’espérer, l’audace de croire en monde meilleur allant vers le progrès seule destinée acceptable pour l’humanité.

   Cette année nous aurons l’opportunité de faire enfin entendre notre voix. Face à un pouvoir qui nous sanctionne de son incapacité, comme nous le montrent les coups de boutoirs répétés de la droite mis sur la qualité de notre éducation par la suppression répétée de dizaines de milliers d’emplois dans l’Education Nationale ou encore le laisser faire concernant le bizutage social que subissent nombre d’entre nous au quotidien.  

   Cette année nous pourrons choisir pour une voie meilleure, différente de la haine de l’autre, de tout horizon bouché. Nous choisirons pour le futur, pour un futur meilleur, un futur aux horizons sans cesse élargis au monde, à la connaissance, au progrès, au bonheur !

  

2012 sera l’année du changement mais du bon changement, nous le savons. Mais ce monde ne se fera pas sans vous.

   Nous vous souhaitons une très bonne année.

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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 23:17
Le nouveau président du MJS, Thierry Marchal-Beck présente la campagne du MJS pour les inscriptions sur les listes électorales.

Les Jeunes Socialistes lancent avec le Parti Socialiste une campagne d’inscription sur les listes électorales. Avec des cartes postales et des stickers, les Jeunes Socialistes et les Volontaires du Changement iront à la rencontre des jeunes, en porte-à-porte dans les quartiers populaires, les foyers de jeunes travailleurs et les cités universitaires. Ils iront à la rencontre des 18-23 ans, qui n’ont encore jamais voté à une élection présidentielle devant les lycées, les lycées techniques et professionnels, et les universités.

Une caravane, animée par les Jeunes Socialistes se rendra dans des quartiers populaires au mois de décembre. Rejoignez-nous le 3 décembre à Tourcoing (59), le 10 décembre à Clichy-sous-bois (93) et le 17 décembre à Toulon (83).

Toutes les informations sur les modalités d’inscription sur les listes électorales se trouvent sur le site dédié lechangementestavous.fr

Par mjsaisne - Publié dans : Politique, MJS, gauche
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